Tu viens d’arriver à Biarritz ? Les adresses que je te passerais

Silhouettes de surfeurs portant leurs planches sur la plage au crépuscule

Commence par aller chercher le journal à la Maison de la Presse, puis descends chez Dodin, sur la Grande Plage. Prends une table, ouvre ton journal. Voilà pour ton premier matin à Biarritz. Pour la suite, ça dépend du temps qu’il fait, de ta faim et de l’heure à laquelle tu comptes rentrer. maisondelapresse.com

Silhouette en plein saut depuis un rocher au bord de l’océan, sous le soleil
Saut depuis un rocher, image du film Biarritz Spirit. © Guillaume Louyot / Onickz Artworks

Grande Plage, chocolat chaud et américain bien chargé

Quand il fait gris, je préfère Miremont, place Clemenceau. C’est même le temps que je te souhaite pour ta première visite. Un bon chocolat chaud, une pâtisserie que tu choisis en vitrine et, si tu peux, une table d’où regarder la mer. Pour le matin où tu veux te payer un petit luxe, appelle l’Hôtel du Palais et demande une table pour le petit déjeuner à La Rotonde. Rien que pour le plaisir de prendre ton café dans cette salle majestueuse.

À midi, j’ai mes fidélités. Pour une pizza rapidos, La Trattoria, sous les arceaux. Pour un sandwich américain bien chargé, Le Sun, au 1 boulevard du Général de Gaulle. Qu’il vente ou qu’il fasse 35 degrés, c’est là que je vais. Et pour la glace, chez Lopez, sur la Grande Plage. Dans la famille, on y va depuis la naissance. À force de retourner à ce comptoir, j’ai fini par lui consacrer un article. Les glaces Lopez, mémoire vive de la Grande Plage

Aux Halles, avec un panier et un carnet

Va faire tes courses aux Halles, puis prends l’avenue Victor Hugo. Deux portes voisines valent le détour. Au 5, la Maison Arostéguy, pour rapporter quelque chose de bon à la maison. Au 3, la Maison des Arts, pour du papier et quelques aquarelles. Si tu aimes dessiner, emporte ton carnet jusqu’au rocher du Basta. De là-haut, tu vois les surfeurs de profil. Tu peux suivre toute leur trajectoire sur la vague. Et si tu laisses le carnet fermé, tu auras au moins respiré un bon coup. arosteguy.com

Un autre jour, garde un peu de temps pour le Musée historique de Biarritz. Il est tout près des Halles, installé dans l’ancienne église anglicane Saint Andrew’s. Pour te recueillir, c’est à Sainte-Eugénie que je te conseille de pousser la porte. En ressortant, tu peux descendre au port des Pêcheurs pour un verre de blanc et une assiette de produits de la mer. musee-historique-biarritz.fr

Pour voir un film à Biarritz, pousse la porte du cinéma Le Royal, au 8 avenue du Maréchal Foch. Jette un œil aux séances du Royal avant de partir, surtout si tu veux y croiser un cinéaste venu présenter son film. Et en sortant, tu es à deux pas des Halles pour en discuter autour d’un verre.

Du Port-Vieux à la Côte des Basques

Pour un peu de calme, va au Port-Vieux et mets les pieds dans l’eau. J’aime aussi le rocher de la Vierge par mauvais temps, pour l’air chargé d’embruns. Les jours de forte houle, regarde la mer depuis un point en hauteur et respecte les fermetures d’accès. biarritz.fr

Du Port-Vieux, continue à pied jusqu’à la Côte des Basques. Pour la soirée, retiens trois numéros sur le même boulevard du Prince de Galles. Au 7, l’apéro au Carlos. Au 9, le dîner au Surfing. Au 10, le rooftop d’Epic pour boire un verre ou dîner pendant que le soleil descend. Libre à toi de faire les trois. En haut de la côte, il y a aussi Etxola Bibi, si tu préfères rester sur les hauteurs.

Pour te baigner à la Côte des Basques, regarde la marée, les drapeaux et les consignes des sauveteurs. La plage peut disparaître entièrement à marée haute et la sortie de l’eau devient difficile contre les enrochements. Les courants, on en a bavé. biarritz.fr

Et l’été, si tu remontes par les lacets de la Côte des Basques après la tombée de la nuit, regarde dans les herbes au bord du chemin. En juin 2026, j’y ai encore vu des lucioles.

Deux façons de voir tomber le jour

Soleil couchant à côté d’un rocher au large de Miramar à Biarritz
Coucher du soleil sur l’océan à Miramar, Biarritz. © Guillaume Louyot / Onickz Artworks

Chez Epic, tu peux rester à table. À Miramar, je préfère descendre sur la plage. Il y a un moment où l’horizon vire à l’orange et où la Roche Percée se découpe en noir. Elle a l’air de surveiller tout ce qui reste de jour. C’est là que je t’enverrais pour ton premier coucher de soleil.

Pour la viande, la pelote et les soirées qui durent

Quand il fait beau et que tu as envie d’une bonne viande, demande une table dans le jardin du Kanbar, au 2 rue de la Poste. Pour t’encanailler un peu, va chez Hernani, au 29 avenue du Maréchal Joffre. Côte de bœuf, cidre basque, et viens avec de l’appétit. Juste à côté, regarde quand se joue la prochaine partie de pelote au fronton du parc Mazon. Un match et un dîner chez Hernani, ça te fait déjà une bonne soirée. Pour les côtes de bœuf côté espagnol, on y reviendra. À mon goût, là-bas, c’est encore un cran au-dessus.

Et puis il y a les soirs où tu retournes aux Halles. Cette fois, laisse le panier à la maison. Installe-toi au Bar Jean, commande de quoi partager et garde un peu de place pour ce que tu verras passer à la table d’à côté. Le plaisir, c’est de goûter à tout et de rester tard. Après, si tu veux danser, le Caveau, au 4 rue Gambetta, même si Edith n’y est plus.

Tu me diras où tu es retourné. Et surtout, un de ces jours, c’est toi qui me donneras une adresse.